Archive for January, 2008

non-lieu

Sur la terre naïve la mort est diluvienne Gonaïves Gonaïves vil bordel fermé à double tour dans la tourmente…” nous ne sommes pas de ce monde ne sommes pas de ce pays sommes pas de ce village pas de cette rue nous sommes des morts lourds mots-valises que préfèrent des voyageurs aux mots de passe […]


une lampe au fond des mers

Pour James, mon ami-coeur, mon ami-frère, mon ami sans détour… « je suis celui qui se lave les mains avant d’écrire ne me demande pas comment je m’appelle je n’ai pas de nom» une lampe au fond des mers ta voix du bout du monde me battant le tambour au bout du coeur je respire […]


Toujours

Je ne suis point jaloux de ce qui m’a précédé. Viens avec un homme ancré à tes pas, viens avec cent hommes dans ta chevelure, viens avec mille hommes entre ta poitrine et tes pieds. Viens comme le fleuve chargé de noyés et découvrant la mer furieuse, l’écume éternelle, le temps ! Viens avec eux […]


une lettre…

Je voudrais t’écrire une lettre dans laquelle il n’y aurait pas un mot de reproche, de rancune, d’insolence, pas de coquetterie, de caprice, de bravade, pas de flatterie, de mensonge, d’entourloupe, pas la moindre billevesée, pas de vaine philosophie… Je voudrais t’écrire une lettre dans laquelle il n’y aurait pas un mot. Vera Pavlova (traduit […]


desire and regret

If there is something to desire, there will be something to regret. If there is something to regret, there will be something to recall. If there is something to recall, there was nothing to regret. If there was nothing to regret, there was nothing to desire. Vera Pavlova (Translated, from the Russian, by Steven Seymour […]


Mélancolie

  Et que j’aime ô saison, Que j’aime tes rumeurs Les fruits tombant sans qu’on les cueille Le vent et la forêt qui pleurent Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille Les feuilles Qu’on foule Un train Qui roule La vie S’écoule Guillaume Appolinaire


Manger la vie…

 “Ma foi, si je n’avais pas été là, je me serais bien ennuyé!” “C’est par pure humanité que j’ai plusieurs maîtresses à la fois. Si je n’en avais qu’une, la pauvre serait morte d’épuisement au bout de huit jours!” “Laissez-les me jeter la pierre. Les tas de pierres, c’est le commencement du piédestal.” Alexandre Dumas […]


Au travers du coeur

“Comme un alcool de neige à la gorge des nuits L’herbe folle des songes pousse au travers du coeur Des eaux longues de l’âge à la fleur de ma rage Une langue nue et charnue comme un bouquet de sexes Une langue de cris en forme de caresses Qui lèche le silence et qui soudain […]


Age cannot wither her

Plutarch, in the “Life of Antony” written a century after the great romance, said of Cleopatra: “Her actual beauty, it is said, was not in itself so remarkable that none could be compared with her. But the contact of her presence, if you lived with her, was irresistible; the attraction of her person, joining with […]


ay, mi amor

Mi amor, Si de repente me olvidas… If suddenly you forget me, do not look for me, for I shall already have forgotten you. Si poco a poco dejas de quererme… if little by little you stop loving me I shall stop loving you little by little. If you think it long and mad, the […]


The dancer….

“…Poppy, turn up the lights and let’s rock, and the waiter went off and pulled out the plug and had to pull it out again and then a third time, but as the music stopped every time he switched off the jukebox, the dancer remained in the air and made a couple of long delicate […]


La mal-aimée

  Maria Callas? C’est à la fois un nom mythique et magique. Qui n’a pas au moins une fois dans sa vie entendu parler d’elle ? Sa voix et ses brisures, sa voix reconnaissable entre mille, et son destin exceptionnel, digne des héroïnes qu’elle incarna à la scène, fit d’elle un personnage public. Sa mort […]


Le pays de ton corps

Je connais un pays On dirait un jardin Je peux y vivre nue Sans avoir jamais froid Quand j’y ferme les yeux Je trouve sous mes doigts Tous les chemins J’ai le fond de tes yeux Pour y chercher de l’or La couleur de ta peau Pour lire les saisons Le creux de ton épaule […]


L’amoureuse

Elle est debout sur mes paupières Et ses cheveux sont dans les miens, Elle a la forme de mes mains, Elle a la couleur de mes yeux, Elle s’engloutit dans mon ombre Comme une pierre sur le ciel. Elle a toujours les yeux ouverts Et ne me laisse pas dormir. Ses rêves en pleine lumière […]


Mademoiselle…

“Parfois même j’ai provoqué Avec un tel détachement Des aventures si compliquées Que j’en oubliais mes amants Je dois vous paraître cynique Pourtant mon cœur y fut blessé J’ai malgré moi pris au tragique Beaucoup d’adieux que j’ai souhaités Je ne suis pas comme le marbre À la terre je suis attachée Comme les racines […]