
Fontaine des Quatre-Dauphins, Quartier Mazarin-Aix
au coeur d’une place tranquille
sous l’ombrage d’un figuier
je tue le temps en oraisons
et mêle les notes de ton prénom
à la chanson d’une fontaine
ô amour de belle saison
qui dans un autre continent
un autre pays une autre ville
loin de ma ligne d’horizon
met pêle-mêle dans une valise
mes souvenirs de déraison
dans l’envolée des jours d’été
lorsque je sens venir ma peine
j’écoute couler la fontaine
pour y chanter en oraison
les notes de ton prénom
Sur la petite place tranquille, non loin de la rue Mazarine où se trouvait le dernier domicile d’Emile Zola, les monstres rococo de la fontaine des Quatre-Dauphins tordent leur queue de pierre et crachent l’eau par leur bouche perpétuellement ouverte.